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Comment tailler un jasmin pour favoriser sa floraison

Tailler un jasmin pour une floraison spectaculaire : comprendre le bon rythme

Pour tailler un jasmin de manière vraiment efficace, le secret se trouve dans le rythme. Le jasmin réagit très fort à la manière dont on coupe ses tiges, un peu comme une chevelure bouclée qui se rebelle après une mauvaise coupe. Quand les ciseaux sont utilisés au bon moment, la plante répond avec une floraison généreuse, des pousses vigoureuses et un parfum qui embaume tout le jardin. Quand la période de taille est mal choisie, elle se met au contraire à allonger des tiges longues et maigres, avec peu de fleurs et un centre dégarnit. Cette différence se voit en quelques mois seulement.

Pour bien saisir ce rythme, il suffit d’observer comment le jasmin fleurit. Le jasmin d’été produit ses fleurs sur les pousses de l’année, tandis que le jasmin d’hiver prépare ses boutons plus tôt, sur le bois formé l’année précédente. Cela signifie qu’une taille identique, réalisée au même moment sur ces deux types, donnera des résultats très différents. C’est d’ailleurs ce qui est arrivé à Claire, une jardinière urbaine qui avait installé un jasmin étoilé sur son balcon. En taillant tout au début du printemps sans se poser de questions, elle a supprimé une bonne partie des futures fleurs. Le feuillage restait joli, mais le parfum espéré n’était pas au rendez-vous.

Pour éviter ce genre de déception, la première étape consiste à identifier son type de jasmin. Un jasmin officinal ou un jasmin étoilé, souvent appelés « jasmin d’été », offrent une floraison abondante en fin de printemps et en été. La bonne stratégie consiste alors à intervenir juste après cette période, quand les fleurs fanent et que la plante commence à reconstituer ses réserves. En coupant à ce moment-là, on laisse le temps aux nouvelles pousses de se former et de porter les boutons de la saison suivante. La taille légère est idéale ici : raccourcir les tiges défleuries d’un tiers, éclaircir l’intérieur pour laisser passer la lumière, puis guider quelques tiges vers le support.

Avec le jasmin d’hiver, le décor change. Il illumine les journées les plus sombres avec ses petites fleurs jaunes alors que le reste du jardin semble en pause. Là, intervenir en automne serait une erreur. Les boutons sont déjà en préparation, parfois invisibles à l’œil nu, mais bien présents. Si l’on sort le sécateur trop tôt, on réduit directement le spectacle de l’hiver. La bonne fenêtre se situe juste après la dernière vague de fleurs, entre la fin de l’hiver et le début du printemps. La plante se remet en route doucement, prête à cicatriser sans se fatiguer.

La situation est encore un peu différente pour les jasmins en pot, sur balcon ou terrasse. Le volume de terre est restreint, la moindre erreur de taille ou d’arrosage se voit rapidement. Dans ce cas, mieux vaut miser sur des interventions plus fréquentes, mais très modérées. Une taille de printemps douce, après la floraison, permet de garder le jasmin compact, d’éviter qu’il ne se dégarnisse à la base et de stimuler une nouvelle croissance. Sur un balcon exposé au vent, cela évite également que les tiges ne se cassent ou ne s’arrachent du support.

Autre point souvent négligé : la relation entre taille et équilibre général des soins des plantes. Une taille bien réalisée ne peut pas compenser un manque de lumière, un sol détrempé ou une fertilisation inadaptée. Par exemple, si le jasmin reçoit beaucoup d’engrais riche en azote, il va produire un feuillage luxuriant mais peu de fleurs. Les coupes auront beau être précises, la floraison restera timide. À l’inverse, une plante bien nourrie de manière raisonnable, cultivée dans un sol drainant et placée en plein soleil ou à légère mi-ombre, réagira magnifiquement à une simple taille annuelle.

En pratique, la taille du jasmin se rapproche de celle des fruitiers ou de la vigne : il s’agit d’accompagner, pas de forcer. Le but n’est pas de dompter la plante au millimètre, mais de lui donner une structure claire, de supprimer les parties inutiles et de l’encourager à concentrer son énergie là où l’on souhaite obtenir des fleurs. C’est ce que font naturellement les jardiniers qui observent d’abord avant de couper. Ils repèrent les branches mortes, les tiges qui s’emmêlent, celles qui s’éloignent trop du support, puis interviennent avec quelques gestes ciblés.

Une fois cette philosophie adoptée, le jasmin devient beaucoup plus simple à gérer. Au lieu d’être une liane imprévisible, il se transforme en grimpante généreuse qui se renouvelle chaque année. Ce premier repère posé, il est temps d’entrer dans les détails des techniques de coupe adaptées à chaque situation, que ce soit pour rajeunir un vieux sujet, guider un jeune plant ou entretenir un jasmin déjà bien installé.

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Techniques simples pour tailler un jasmin et booster la floraison

Une fois la bonne période repérée, la question devient : comment s’y prendre concrètement pour tailler sans stresser la plante et en gardant un maximum de boutons floraux pour l’année suivante ? Les gestes peuvent paraître compliqués au début, mais ils se résument à quelques réflexes faciles à mémoriser. L’objectif est toujours le même : stimuler de nouvelles pousses courtes et solides, bien exposées à la lumière, capables de porter une floraison généreuse.

La première technique, valable pour la plupart des jasmins d’ornement, consiste à pratiquer une taille légère juste après la floraison. On repère les tiges qui ont fleuri, souvent plus longues et un peu dénudées vers la base, puis on les raccourcit d’environ un tiers. Cette réduction donne un coup de fouet à la plante. Elle l’incite à produire des ramifications secondaires plus proches du pied et du support. Sur ces nouvelles pousses se formeront les futurs boutons. Ce geste est particulièrement adapté aux jasmins étoilés le long d’un mur ou d’une rambarde de balcon.

Quand un jasmin a été laissé à l’abandon plusieurs années, ce type de coupe douce ne suffit plus. On se retrouve parfois face à un enchevêtrement de tiges ligneuses, avec quelques fleurs reléguées tout en haut, hors de portée. Dans ce cas, on peut opter pour une taille de rajeunissement, plus marquée. L’idée n’est pas de tout rabattre au ras du sol, mais de sélectionner quelques vieilles tiges épaisses, dépourvues de feuillage sur une grande partie de leur longueur, et de les supprimer directement à la base. Cette suppression ciblée libère de la place et stimule l’apparition de nouvelles tiges plus jeunes et plus vigoureuses.

Pour ne pas traumatiser la plante, il est préférable d’étaler cette opération sur deux ou trois saisons. Par exemple, la première année, on enlève un tiers des plus vieux rameaux, la deuxième année encore un tiers, et ainsi de suite. Entre chaque étape, on accompagne la croissance par un arrosage maîtrisé et une fertilisation douce, sans excès. Ce rythme progressif permet au jasmin de se renouveler doucement, tout en conservant une certaine capacité de floraison à chaque saison.

Un autre cas fréquent concerne les jasmins grimpants installés sur pergola, treillage, balconnière ou garde-corps. Ici, la taille ne sert pas seulement à stimuler les fleurs, mais aussi à guider la plante. On commence par attacher les jeunes tiges dans le sens souhaité, à l’horizontale autant que possible pour encourager la formation de nombreuses pousses latérales. Ensuite, on supprime les rameaux qui s’éloignent trop du support, montent tout droit vers le ciel ou s’aventurent dans la gouttière du voisin. Cette sélection régulière évite que le jasmin ne devienne incontrôlable.

Pour les jardiniers qui aiment les repères très concrets, quelques gestes simples peuvent servir de fil conducteur :

  • Couper au-dessus d’un bourgeon tourné vers l’extérieur pour ouvrir la plante et éviter les tiges qui reviennent vers le centre.
  • Supprimer les branches mortes en priorité pour aérer et limiter les maladies.
  • Éviter de tout tailler à la même hauteur afin de garder un aspect naturel et une bonne répartition des fleurs.
  • Conserver quelques tiges longues bien placées pour structurer la plante sur son support.

Au-delà des gestes, le matériel compte aussi. Un sécateur propre et bien affûté fait toute la différence. Une coupe nette cicatrise plus vite et laisse moins de prises aux champignons. Sur les sujets très anciens, une petite scie d’élagage peut être utile pour les tiges épaisses. Les gants protègent les mains des frottements sur le mur ou les attaches parfois un peu rigides. Et si le jasmin grimpe haut, un escabeau stable devient vite un allié indispensable pour éviter de tirer sur les branches au risque de les casser.

Un bon exemple est celui d’un couple qui avait laissé leur jasmin grimpant coloniser entièrement une pergola en bois. Les premières années, l’effet était féerique. Avec le temps, le centre s’est assombri, l’air ne circulait plus, et quelques maladies foliaires sont apparues. En introduisant une taille plus réfléchie, ils ont commencé par retirer les paquets de tiges complètement sèches, puis à raccourcir en douceur les extrêmes. La deuxième année, le jasmin est redevenu lumineux, avec des fleurs réparties plus uniformément et moins de feuilles tachées.

Cette manière de faire montre que la taille du jasmin n’est pas une liste de règles rigides, mais une sorte de dialogue avec la plante. Une fois l’habitude prise, il devient plus simple de décider sur le moment : telle tige est trop longue, celle-ci se croise avec une autre, cette zone manque de lumière… Chaque coupe a alors une raison, et la plante y répond en offrant peu à peu une structure plus harmonieuse et une floraison mieux répartie. Cette logique sera d’autant plus efficace si l’on sait choisir le bon moment dans l’année, ce qui mène naturellement à la question de la période idéale pour intervenir.

Après ces gestes de base, il est utile d’entrer dans le détail des moments clés de l’année pour adapter la taille à chaque type de jasmin et à chaque situation, que ce soit en pleine terre, sur une terrasse urbaine ou au pied d’une pergola.

Choisir la bonne période de taille du jasmin selon le type et l’emplacement

La période de taille du jasmin conditionne directement la qualité de la floraison. Deux plantes entretenues de la même façon, mais taillées à des moments différents, donneront des résultats opposés. L’une sera couverte de fleurs sur toute la longueur de ses tiges, l’autre se contentera de quelques bouquets au bout des rameaux. Pour éviter cette loterie, il suffit d’adapter la date d’intervention au type de jasmin et au lieu où il est planté.

Le jasmin d’été, qu’il soit officinal ou étoilé, fleurit en général entre la fin du printemps et tout l’été. Cela signifie qu’il forme ses boutons après la reprise de végétation, sur les nouvelles pousses. Si l’on taille ce type de jasmin en fin d’hiver, au moment où l’on s’occupe d’autres arbustes, on risque de supprimer ces futures pousses florifères avant même qu’elles aient le temps de se développer. Beaucoup de jardiniers s’en rendent compte trop tard, une fois que la saison avance et que les fleurs se font rares.

Pour ces variétés, le repère simple est le suivant : attendre que la floraison principale soit passée, puis intervenir. Dans la plupart des régions tempérées, cela se situe entre le mois d’août et le début de l’automne. La plante a alors largement profité du soleil, les fleurs ont parfumé la terrasse, et les tiges commencent à fatiguer. C’est le moment idéal pour raccourcir, aérer et guider les nouvelles pousses avant que les premières fraîcheurs n’arrivent.

Le jasmin d’hiver, lui, suit une logique inversée. Ses fleurs apparaissent souvent alors que le jardin est encore en dormance. Elles supportent le froid et apportent une touche lumineuse quand le reste est nu. Tailler ce type de jasmin en automne reviendrait à tourner le dos à son cycle naturel. Les boutons étant déjà formés, on réduirait drastiquement la quantité de fleurs à venir. C’est pourquoi il est beaucoup plus judicieux d’attendre la fin de la floraison, en fin d’hiver ou au début du printemps, pour intervenir.

Un autre élément entre en jeu : le climat local. Dans les régions au climat doux, le cycle de la plante est parfois légèrement avancé. Les boutons arrivent plus tôt, les tiges restent actives une plus longue partie de l’année. À l’inverse, en région froide ou en altitude, tout est décalé de quelques semaines. L’important est d’observer. Lorsque les dernières fleurs tombent et que les nouvelles feuilles pointent discrètement, la plante signale qu’elle est prête à être nettoyée et structurée.

Pour les jasmins cultivés en pot, la gestion du calendrier est encore plus fine. Le substrat se réchauffe et se refroidit plus vite qu’en pleine terre, ce qui influence la reprise et la mise à fleurs. Une règle pratique consiste à toujours se fier à l’état de la plante plutôt qu’aux dates exactes du calendrier. Une fois la floraison terminée, que ce soit en pot ou en pleine terre, on laisse quelques jours à la plante, puis on intervient en douceur. Cette approche permet aussi de combiner la taille avec d’autres gestes, comme un rempotage ou un surfaçage.

Il arrive aussi que le jasmin subisse un épisode météo un peu rude : gel tardif, canicule précoce, vent violent. Dans ces cas-là, la priorité n’est pas de tenir coûte que coûte le calendrier théorique, mais de vérifier les dégâts. Les branches mortes ou grillées peuvent être retirées dès que le temps se stabilise, sans attendre la période classique de taille. Ce type de nettoyage d’urgence ne remplace pas la taille annuelle, mais il aide la plante à repartir sans gaspiller son énergie dans des parties condamnées.

Pour ceux qui aiment organiser leurs travaux de jardinage, certains préfèrent noter dans un carnet à quel moment leur jasmin commence et termine sa floraison. En observant cela sur deux ou trois années, on repère vite un rythme personnel propre à son jardin ou à son balcon. Ce repère devient plus précieux que n’importe quelle date donnée dans un guide. Il suffit ensuite d’ajuster légèrement selon les conditions de l’année : printemps plus humide, été plus chaud, etc.

Ce calendrier personnalisé permet aussi de prévoir les autres soins des plantes autour de la taille. Par exemple, juste après la taille du jasmin d’été, on peut installer un paillage naturel au pied pour garder l’humidité et protéger les racines des fortes chaleurs de fin de saison. Pour en savoir plus sur les avantages de ce geste, consulter un guide comme les bénéfices du paillage naturel au jardin peut aider à choisir les bons matériaux.

En comprenant ce lien entre type de jasmin, climat, floraison et moment d’intervention, la taille devient moins stressante. Il ne s’agit plus d’un exercice au hasard, mais d’une réponse adaptée à ce que la plante montre. Une fois ce repère maîtrisé, on peut s’intéresser aux détails pratiques qui rendent chaque coupe plus efficace, depuis la gestion des branches mortes jusqu’à la combinaison entre taille, arrosage et fertilisation.

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Entretenir un jasmin après la taille : arrosage, paillage et fertilisation douce

La taille du jasmin ne donne tout son potentiel que si elle s’intègre dans un ensemble cohérent de soins des plantes. Une fois les tiges raccourcies, les branches mortes retirées et la structure clarifiée, la plante a besoin de soutien pour cicatriser et préparer sa prochaine floraison. Ce soutien passe par trois grands leviers simples : l’eau, le sol et la nourriture.

Juste après la taille, surtout sur les jasmins en pot, un arrosage mesuré aide la plante à repartir. Le mot-clé ici est « mesuré ». Un excès d’eau noie les racines et réduit l’oxygène disponible, ce qui ralentit la reprise et favorise les maladies. Un manque d’eau, à l’inverse, met la plante en mode survie alors qu’elle doit mobiliser de l’énergie pour développer de nouvelles pousses. L’idéal est de maintenir un substrat frais mais jamais détrempé, en testant simplement la terre avec les doigts sur quelques centimètres.

Le deuxième levier, souvent sous-estimé, est la protection du sol. Au pied d’un jasmin en pleine terre, un paillage organique fait une énorme différence. Il limite l’évaporation, maintient une certaine fraîcheur, freine la pousse des herbes concurrentes et nourrit progressivement le sol en se décomposant. Feuilles mortes, broyat de branches, compost mûr en fine couche, toutes ces matières sont de précieuses alliées. Elles créent un environnement stable autour des racines qui, en retour, soutiennent mieux la production de tiges et de fleurs.

Les jardiniers qui hésitent encore sur le type de paillage à mettre en place peuvent trouver des conseils détaillés dans des ressources spécialisées comme les guides dédiés aux plantes grimpantes sur balcon, où le sujet est souvent abordé en lien avec les contenants et les supports. Même en pot, une couche de paillage fin, comme des copeaux de bois ou des fibres de coco, permet de limiter les arrosages trop fréquents et de préserver la fraîcheur du substrat.

La fertilisation joue également un rôle clé. Pour favoriser la croissance équilibrée et la mise à fleurs, mieux vaut éviter les engrais trop concentrés en azote, souvent destinés aux gazons ou aux plantes très feuillues. Sur le jasmin, cet excès d’azote se traduit par une végétation abondante, certes verte et brillante, mais peu florifère. On privilégiera donc des apports plus riches en potassium et en phosphore, par exemple sous forme d’engrais organique pour rosiers ou arbustes à fleurs, ou de mélanges maison à base de compost bien mûr.

Ces apports ne doivent pas être continus. Un ou deux apports par an suffisent généralement, en particulier au début de la saison de taille de printemps et après la taille principale du jasmin d’été. Entre ces périodes, le sol travaille seul, aidé par les micro-organismes et le paillage. Cette approche douce respecte le rythme naturel de la plante et limite le risque de sur-fertilisation, qui pourrait fragiliser les tissus et attirer davantage de ravageurs.

En parlant de ravageurs, la surveillance après la taille est importante. Une plante bien aérée et cultivée dans un sol vivant est moins sujette aux attaques, mais un coup d’œil régulier permet de repérer les premiers pucerons, les débuts de cochenilles ou les taches foliaires. Dans la plupart des cas, une intervention rapide et légère suffit : un jet d’eau pour déloger les pucerons, une suppression ciblée de quelques feuilles atteintes ou l’introduction d’auxiliaires naturels dans le jardin.

Sur un jasmin en pot, l’équilibre est encore plus fin. Après la taille, on peut profiter de la période de reprise pour vérifier si les racines commencent à tourner au fond du contenant. Si les racines s’enroulent sur elles-mêmes et occupent presque tout le volume, un rempotage dans un pot légèrement plus grand, avec un substrat drainant enrichi de compost, donnera un vrai coup de fouet. Dans ce cas, on combine la taille des tiges avec une petite taille des racines les plus longues, ce qui stimule à la fois le haut et le bas de la plante.

Ainsi, la taille cesse d’être un geste isolé pour devenir une étape au cœur d’un cycle d’entretien. Tailleur, arroseur et « cuisinier du sol » travaillent ensemble. Le jasmin réagit alors comme une plante accompagnée dans le bon sens : moins de stress, une résistance renforcée aux aléas climatiques, une capacité à refleurir généreusement année après année. Cette harmonie entre taille, arrosage, paillage et nutrition prépare le terrain idéal pour un jasmin florifère, que ce soit sur une façade de maison, autour d’une terrasse ou le long d’un balcon urbain.

Avec ces bases solides, il reste à répondre aux petites questions qui surgissent souvent au fil des saisons : que faire si le jasmin ne fleurit pas, s’il a été taillé au mauvais moment ou si l’on souhaite multiplier la plante après la coupe ? Cette dernière partie apporte des réponses rapides et pratiques aux interrogations les plus fréquentes.

Questions fréquentes autour de la taille du jasmin et de la floraison

Même avec un bon sens de l’observation et des gestes précis, le jasmin garde parfois une part de mystère. Sa réaction à la taille peut varier selon l’année, la météo ou les conditions de culture. Quelques réponses aux interrogations les plus courantes permettent de lever les doutes et de jardiner plus sereinement, sans craindre de compromettre la prochaine floraison.

Quand un jasmin refuse de fleurir après une taille, la première piste à explorer est souvent le moment d’intervention. Une taille réalisée trop tard, alors que la plante a déjà commencé à préparer ses boutons, peut diminuer fortement le nombre de fleurs. C’est particulièrement vrai pour les jasmins d’été taillés en fin d’hiver ou au tout début du printemps. La plante consacre alors son énergie à refaire du bois au lieu de développer ses inflorescences. Dans ce cas, la meilleure stratégie est d’attendre patiemment la saison suivante, en se contentant de nettoyer les branches mortes et de veiller à une bonne exposition lumineuse.

Le manque de lumière est d’ailleurs une autre explication fréquente à une floraison décevante. Un jasmin installé dans un coin trop sombre, à l’ombre dense d’un mur ou d’un arbre, formera des tiges longues et peu ramifiées, avec peu de fleurs et beaucoup de feuilles. Dans ce cas, la taille seule ne suffit pas. Un déplacement du pot, ou une éclaircie autour de la plante pour laisser entrer davantage de soleil, améliore souvent la situation de façon spectaculaire. La taille permet alors de redistribuer les rameaux afin que chacun profite de ce gain de lumière.

Une question revient souvent : faut-il absolument tailler le jasmin tous les ans ? Dans un petit jardin ou sur un balcon, une taille annuelle est recommandée pour garder la plante équilibrée, éviter qu’elle ne s’étiole et maintenir une bonne circulation de l’air. Sans cette régularité, la base se dégarnit, les tiges se croisent et la croissance devient désordonnée. Sur de grands espaces, en revanche, il est possible de laisser un jasmin plus libre, en se contentant de retirer les parties abîmées ou dangereusement envahissantes. La floraison se décalera simplement vers le haut, moins accessible.

Autre interrogation : peut-on tailler un jasmin alors qu’il est en fleurs pour l’adapter à un support ou dégager une fenêtre ? Il est préférable d’éviter les grandes tailles à ce moment précis pour ne pas épuiser la plante. Cependant, une intervention ponctuelle est tout à fait possible : couper une tige qui gêne un passage, supprimer un bouquet fané pour encourager la plante à concentrer son énergie ailleurs, ou détacher un rameau qui s’est accroché là où il ne devrait pas. Tant que ces gestes restent limités, ils ne compromettent pas la santé globale du jasmin.

Enfin, la taille offre souvent une belle occasion de multiplier la plante. Les tiges souples, non lignifiées, coupées au bon moment, peuvent être transformées en boutures. Une fois les extrémités préparées, plantées dans un mélange léger et bien drainé, maintenu humide sans excès, ces boutures s’enracinent parfois en quelques semaines. C’est une manière agréable de partager son jasmin avec des proches ou de coloniser un nouveau coin du jardin sans racheter une plante entière. La taille devient alors le point de départ de nouvelles aventures végétales.

En gardant ces repères en tête, la relation au jasmin se détend. Chaque coupe, chaque geste d’entretien gagne en sens, et le parfum des fleurs qui suivent donne rapidement envie de continuer à expérimenter. Pour aller plus loin, il est toujours possible de se pencher sur d’autres aspects de la culture du jasmin, comme la protection hivernale, le choix des supports ou l’association avec d’autres grimpantes parfumées dans un même espace.

Pourquoi mon jasmin ne fleurit-il plus après la taille ?

Les causes les plus fréquentes sont une taille réalisée au mauvais moment, souvent trop tard par rapport au cycle de floraison, un emplacement trop ombragé ou une fertilisation déséquilibrée riche en azote. Dans ces cas, la plante produit surtout des feuilles et peu de boutons. La solution consiste à respecter la période de taille adaptée à votre type de jasmin, à améliorer l’exposition lumineuse et à privilégier des apports nutritifs doux, plus orientés vers le potassium et le phosphore.

Faut-il tailler le jasmin chaque année pour garder une belle floraison ?

Une taille annuelle, même légère, est fortement recommandée. Elle permet de renouveler les tiges florifères, d’éviter que le centre ne se dégarnisse et de limiter l’enchevêtrement des rameaux. Sans cette taille régulière, le jasmin tend à fleurir surtout en bout de branches, loin de la base, et devient plus sensible aux maladies en raison d’une mauvaise aération.

Quand intervenir sur un jasmin d’hiver pour ne pas perdre la floraison ?

Le jasmin d’hiver se taille de préférence juste après la fin de sa floraison, généralement entre la fin de l’hiver et le début du printemps. Tailler en automne ou en plein hiver couperait les rameaux déjà porteurs de boutons et réduirait fortement la quantité de fleurs. Après la floraison, la plante entre dans une phase de reprise idéale pour cicatriser et repartir sur de nouvelles pousses.

Quelle différence entre une taille légère et une taille de rajeunissement sur le jasmin ?

La taille légère consiste à raccourcir principalement les tiges qui ont fleuri, en retirant environ un tiers de leur longueur, et à supprimer quelques rameaux mal placés. Elle se pratique chaque année pour entretenir la structure. La taille de rajeunissement, elle, intervient sur un jasmin ancien ou négligé : on enlève progressivement certaines vieilles branches à la base afin de stimuler la naissance de nouvelles tiges plus jeunes et vigoureuses, en étalant ce travail sur deux ou trois saisons.

Peut-on tailler un jasmin en pot de la même manière qu’en pleine terre ?

Les principes restent les mêmes, mais en pot il faut être plus doux. Le volume de terre limité rend la plante plus sensible aux tailles sévères. On privilégie donc des interventions courtes et régulières, juste après la floraison, en raccourcissant les tiges trop longues et en enlevant le bois mort. Il est aussi important de surveiller le substrat, de pailler légèrement la surface et d’adapter l’arrosage pour accompagner la reprise après la taille.

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